Les armes
Lebel : conçu en 1886 et modifié en 1893, ce fusil qui équipe les armées françaises est à la fois robuste, précis mais légèrement dépassé en raison de la lenteur de chargement de son magasin. La longueur du fusil Lebel (jusqu'à 1,80m) le rend d’usage très peu pratique dans les tranchées souvent étroites.
Crapouillot : dans l’argot des combattants, désigne les différents types de mortiers de tranchée et leurs projectiles, dont l’utilisation est croissante au cours de la guerre, leur tir courbe étant adapté à la guerre des tranchées
Gaz : les gaz de combat sont employés pour la première fois à une grande échelle en 1915. Les attaques au gaz font partie des moments les plus redoutés par les combattants. Cela tient aussi à la pénibilité du masque qu’ils doivent porter. En 1917, l'Allemagne met au point le gaz ypérite surnommé également « gaz moutarde » en raison de son odeur. Son action se fait à travers la peau, ce qui rend partiellement inopérante la protection des masques ; de plus ce gaz a pour caractéristique de contaminer durablement les zones dans lesquelles il est utilisé.
Mine : charge d’explosifs que l’on amenait sous la tranchée ennemie afin de la faire exploser. Les mines étaient placées dans des galeries souterraines, creusées à cette fin par des troupes spécialisées, les sapeurs. Par extension, on désigne comme la « mine » l’ensemble du cheminement souterrain creusé par l’assaillant jusque sous la position adverse pour y aménager une chambre de mine. Ce type de guerre était très craint des combattants, comme de ceux chargés de placer les mines.
Schilt (appareil / section) : lance-flamme de fabrication française composé d’un réservoir de 80 l de pétrole et d’une lance permettant un jet d’une portée maximale de 35 m. La mise à feu se fait par grenades. Les sections Schilt sont les unités spécialisées dans le maniement de ces lance-flammes.Shrapnel (arme antipersonnelle) : obus rempli de projectiles, du nom de l’inventeur du minuteur qui provoque l’explosion, le général anglais Henry Shrapnel. L’obus libère 200 à 300 balles de plomb capables de percer un crâne non casqué. Par extension, on appelait aussi shrapnells les éclats d’obus.
Soixante-quinze (75) : canon français le plus utilisé et considéré comme un des plus efficaces, dont le calibre est de 75 mm. D’une cadence de tir potentielle de 20 coups par minute (en pratique, 8 coups par minute) il est précis à plus de 6000 mètres de distance, et relativement mobile en raison de sa légèreté.
V.B. : Grenade Viven-Bessières de Viven (industriel) et de Bessières (ingénieur arts et métiers) qui la mettent au point en 1915. Elle s’adapte sur un tromblon fixé à un fusil Lebel. La balle enflamme l’amorce, tandis que le gaz de la cartouche en se détendant projette la grenade. Elle explose au bout de sept secondes à une distance variable selon l’angle de tir. Sa portée maximale est de 200 m.
