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L'armistice du 11 novembre

Inquiète d’un effondrement du front, l’Allemagne fait parvenir, début octobre, une demande d’armistice aux États-Unis par l’intermédiaire de son ambassade en Suisse. Pour autant dans l’esprit de l’état major allemand il ne s’agit pas d’une capitulation, et les négociations trainent en longueur.
Pendant ce temps l’offensive des Alliés s’organise selon trois axes de progression : en direction de Mézières à l’Est, de Mons au centre, et en Flandre à l’Ouest. Dans les premiers jours de novembre les Alliés ont progressé sur une ligne qui court de Gand jusqu’à la Moselle.
Conscient du caractère inéluctable de la défaite, Ludendorff démissionne en octobre. La révolution éclate en Allemagne et Guillaume II abdique le 9 novembre. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, au carrefour de Rethondes en pleine forêt de Compiègne dans un wagon aménagé, une convention d’armistice est signée par l’Allemagne.
Le cessez-le-feu est sonné par le caporal-clairon Pierre Sellier la 11e heure du 11e jour du 11e mois de l’année 1918.
Les Allemands se voient soumettre des « conditions » sans aucune marge de négociation :
- ils doivent livrer l'essentiel de leur armement, de leur aviation et de leur flotte de guerre,
- leur armée est sommée d'évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin (en Allemagne même) ainsi que trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.
L'armistice est conclu pour 36 jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu'au traité de paix du 28 juin 1919.

Les vainqueurs de 1918

Foch, Clémenceau, Lloyd George, Orlando, Sonnino