L'échec de la Somme et la victoire de Verdun
Pour soulager la pression allemande sur Verdun, les alliés déclenchent une offensive sur la Somme. Le 1er juillet, après une préparation d'artillerie, 120 000 hommes, dont de nombreux britanniques, s’élancent. L’offensive s’enlise. Début septembre, la bataille est relancée mais les combats sont interrompus par la pluie qui transforme le terrain en bourbier. C'est un échec pour les Alliés.
A Verdun, les combats, indécis, se poursuivent durant tout l'été1916. Fin octobre-début novembre, les forts de Douaumont et de Vaux sont repris par les Français. En décembre, les Allemands se trouvent rejetés sur leurs bases de départ. Les combats de Verdun auront fait plus de 300 000 morts, des pertes qui ont affaibli de façon à peu près équivalente les deux belligérants.
Douaumont (Meuse)
Le fort de Douaumont pris en février 1916 par les forces allemandes puis repris par les troupes françaises en octobre-novembre 1916
Jean Pailler (Sugères)
"L'heure où le jour qui s'en va, se fond avec la nuit qui vient où tout semble mourir avec la lumière, mes pensées suspendues entre hier et demain prennent un cours très triste sous la rafale. Je faisais pour la 100e fois le compte de mon passé et des beaux rêves de mes 20 ans."
Le caporal Jean Pailler (216e RI), auteur de ce poème, meurt pour la France le 25 octobre 1916 lors des combats engagés pour reprendre le fort de Vaux à Verdun. Originaire de Sugères, il n'a que 23 ans...
Sa dépouille ne sera retrouvée qu'en 1919, avec les ossements de 17 autres soldats tous enfouis dans le même trou d'obus. Ils seront identifiés grâce à leur plaque. C'est un agriculteur qui est à l'origine de cette découverte lors de travaux des champs.
Le corps de Jean est ramené à Sugères en 1920 pour être inhumé dans le cimetière.

